GENEVIEVE ASSE : Bleu ASSE 

Souvenez-vous ! Le 17 octobre 2020, j’ai partagé un podcast : Les femmes artistes du Palais des Beaux Arts de Lille.

Un épisode sous forme d’une visite guidée que vous pouvez écouter dans la rubrique Podcasts.

Cet enregistrement est un avant goût de la nouvelle saison, la saison 2 de ART au féminin. Saison que je vais dédier a ces quelques femmes artistes présentes au Palais des Beaux Arts de Lille comme :

- Camille Claudel

- Berthe Morisot

- Marie Laurencin 

- Sonia Delaunay 

- Genevieve Asse 

- Rosa Bonheur

Une bande-annonce présentant cette nouvelle saison, est a écouter.

Aujourd’hui, c'est de Geneviève Asse que je vais vous parler ! D'ailleurs connaissez-vous le bleu Asse ?

Je vous propose un voyage dans le temps afin d’en savoir davantage sur l’artiste du jour : Geneviève Asse - Sa vie - Son art - Le bleu Asse !

Geneviève Asse

« La peinture de Geneviève Asse invite a une immersion sensorielle en convoquant tous nos sens pour une expérience visuelle et sensible de la lumière. Devenue matière et enjeu de sa peinture, la lumière nous fait vivre sa mystérieuse présence au sein d’une démarche qui ne cesse de lui donner une réalité.  Voila le premier temps de grâce suspendu par l’errance de notre regard confronté a l’impondérable du réel. Tenter une analyse, un commentaire de sa peinture s’avère donc une entreprise ambitieuse dont l’écueil serait de se laisser aller a la célébration lyrique de ce tableau incomparable, identitaire et mythique, alors même que l’essentiel de l’oeuvre souveraine, tient dans sa plénitude, dans la science infinie d’une touche vibratile, d’une humilité face a son art, attentes dans le silence pour une montée de la lumière immatérielle. Y aurait-il un bleu Asse, comme l’on dit un bleu de Prusse, un bleu de cobalt, un bleu Nattier ? Tout en part et tout y revient. « Un bleu qui prend tout ce qui passe » dit-elle. La réponse, si réponse il y a, est a chercher dans l’épiphanie de cette couleur réverbérant les variations difficilement mesurables des humeurs maritimes et céruléennes, tout autant atmosphériques qu’intuitives par l’absolue transparence de la révélation d’une peinture unitaire et invisible. Le bleu serait alors la métaphore de la lumière sur le champ de la toile, devenue le support poreux a l’illumination pure de son langage. » Passage du livre Genevieve Asse par Lydia Harambourg.

Je vous propose maintenant un voyage dans le temps, le but étant d’en savoir davantage sur l’artiste du jour : 

Nous sommes le 24 janvier 1923. C’est la date de la venus au monde de Geneviève accompagné de son frère jumeau Michel.

Elevés par leur grand-mère maternelle (Alice Asse) dans le manoir familial. Après la séparation de leur parents Léon-Jacques Bodin et Odette Asse.

Il est dit que Geneviève qu’elle aime a nature sauvage, la lumière, le ciel, la mer.

Avec son frère, elle quitte le Morbian pour s’installer à Paris au domicile de sa mère, elle réside dans le XIVe un quartier d’artisans et d’ateliers d’artistes. 

Elle poursuit ses études au collège Sainte-Marie en 1934. A ce propos Geneviève dit : « La meilleur école reste pour moi celle du silence de la nature ».

Geneviève découvre l’art à travers des expositions avec sa mère. Ainsi, elle admire les décorations de Raoul Dufy, les peintures de Robert et Sonia Delaunay, de Cézanne, et j’en passe. Elle aime passer du temps dans les musées.

Ces découvertes artistiques lui donnent envie d’intégrer l’école nationale supérieure des arts décoratifs. Afin de préparer au mieux le concours d’entrée, elle suit des cours de dessins, de peintures et de sculptures. Et s’inscrit a l’Union nationale des étudiants de France en réponse a l’occupant allemand. 

En 1942, elle expose pour la première fois « Nature morte mandoline » au Salon desmoines de trente ans.

Elle fait par la suite la rencontre de Charles Dullin (Metteur en scène). Elle lui montre ses dessins pour les décors de l’Avare ! 

Elle se met par la suite a la lithographie. Elle réalise deux planches « La cuisine, objets a travers une vitre ».

Grace a ses divers travaux, Genevieve Asse est remarqué par Jean Baudet (Un industriel du textile). Nous sommes en 1943. Le but étant qu’elle puisse peindre sur de grands formats. Cette même année, elle rejoint Michel, son frère dans les FFI. Elle s’inscrit a la croix rouge et devient ambulancière. 

Fin 1944, la voila intégrée a la première DB de la première armée, l’armée d’Afrique, et    participe a la compagne d’Alsace et d’Allemagne. En juin 1945, elle est volontaire pour l’évacuation des déportés malades du typhus du coup de Terezin. Et reçoit la croix de guerre. Elle dessine quelques portraits de malades. Mais voilà quelques années, qu’elle ne peint plus.

1946, est l’année ou elle retourne vivre a Paris. Elle se remet a peindre. Toujours en contact avec Jean Bauret, elle dessine pour lui des motifs pour des tissus. Elle est alors invitée a exposer. Elle expose pour la première fois au Salon d’Automne, et va continuer a exposer au fur et a mesure des années ses créations qu’elle peint a Paris, en Bretagne et a Houdan.

Entre 1950 et 1952, elle rencontre le conservateur du musée de Grenoble (Jean Leymare). Ce dernier écrit les premiers textes sur son oeuvre a partir de 1968.

En 1953, elle est sélectionnée pour le prix de la critique. L’année suivante, elle présente sa première exposition personnelle a la galerie Michel Warren.

A Tokyo, en 1957 elle participe a l’exposition « jeunes peintres français » avec boite bleues de 1948.

Geneviève Asse continue de parcourir le monde afin d’exposer et y découvrir les travaux d’autres artistes. 

En 1968, c’est sa première grande exposition dans un musée français. Le musée des beaux arts de Reims. Une exposition de 65 peintures organisée par Monique Faux-Thiénot. 

Pour cette occasion, l’artiste écrit un texte : « La toile vit avec la lumière et avec très peu de moyens s’anime et se transforme selon les heures. La lumière ne se suffit pas a elle-même, il lui faut des lumières éclatantes ou subtiles pour agir, des rouges deviennent des ombres, soleil de gris, ruissellement de lumière sous les ocres, des blancs, vibrations de murs, de falaises, de craie, d’objets, vibrant a demi lavés par la lumière et la brume. A perte de vue … » 

Une grande exposition a Paris en 1970 « Asse » avec 35 peintures au centre national d’art contemporain. Alors que le bleu devient petit a petit sa couleur exclusive. Elle participe à d’autres expositions dans le monde entier.

« Le bleu c’est l’espace : l’essence de l’espace. Et puis la liberté … en général les bleus de mes tableaux se répondent … les bleus se répondent dans le silence … » Geneviève Asse

En 1988, c’est la première rétrospective de son art au musée d’art moderne de Paris. 70 peintures exposées. 

Le 10 mai 1995, c’est la projection du film de Pascal Bony « Geneviève Asse : Silences de lumières ».

Aujourd’hui, Geneviève est célèbre dans le monde, célèbre pour son bleu Asse, des oeuvres exposées dans différents lieux artistiques. Une femme artiste vivant entourée de nature lumineuse.

Article publié il y a environ 1 mois

Aldjia

Créatrice et animatrice de podcasts

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