(Re)Découvrez le pouvoir de 4 femmes artistes à travers « The Power of My Hands »

Initialement prévu du 22 Janvier au 30 mai 2021. « The Power of My Hands » au Musée d’Art Moderne de Paris , est prolongée jusqu’au 22 aout 2021 pour le plaisir de découvrir voir redécouvrir les femmes artistes qui font l’exposition. Celle ci propose de découvrir les travaux d’une quinzaine de femmes Africaines. Des femmes qui créent des oeuvres à partir d’éléments provenant de leur vie quotidienne. Ces femmes nous racontent, nous invitent à apercevoir et apprendre de leurs cultures et leurs histoires personnelles, mettant ainsi en évidence  leurs conditions de vie, leurs attentes mais aussi et surtout ce qu’elles mettent en place pour dénoncer voir suggérer des solutions.  Ici je vous propose de (re)découvrir 4 d’entre elles : Par ART au féminin.
"The Power of My Hands"
"The Power of My Hands" © Musée d'Art Moderne de Paris

Ana Silva : 

Ana Silva, est une artiste visuelle, née à Calulo (Angola) en 1969. Vivant et travaillant actuellement dans cette province.

C’est à l’âge de 12 ans que l’artiste se découvre à l’art. Une passion qui va lui permettre au fur et mesure de sa pratique de trouver son inspiration et ainsi les message qu’elle souhaite faire passer au monde.

Au Musée d’Art Moderne de Paris elle expose : 0 Fardo

Ici nous pouvons observer une oeuvre constituée de sacs en plastique, broderies, des dessins, et du nylon.

Ana Silva - 0 Fardo - The Power of My Hands - Musée d'Art Moderne de Paris
Ana Silva - 0 Fardo - The Power of My Hands - Musée d'Art Moderne de Paris © ART au féminin

Le travail que propose ici l’artiste Ana Silva, à pour but d’interroger les notions d’héritage et le transfert de connaissances entre les différentes générations de femmes à la suite de la guerre civile angolaise.

Il est dit que dans sa série 0 Fardo, dont le titre vient du nom attribué aux sacs utilisés pour transporter les vêtements d’occasion donnés en Afrique, elle déjoue l’emploi de matériaux typiquement liés à l’usage féminin. 

Les fils, la broderie et la dentelle, afin de dénoncer les systèmes sociaux corrompus et la surconsommation associée à l’industrie de la mode. 

Sur ces sacs, elle brode une situation sociale critique, marquée par de forte inégalités. 

Portia Zvavahera :

Portia Zvavahera, est née en 1985 à Harare (Zimbabwe), où elle vit et travaille actuellement.

Elle a étudié au BAT (Visual Art Studio) sous les auspices de la National Gallery of Zimbabwe entre 2003 et 2005, après quoi elle a obtenu un diplôme en arts visuels de Harare Polytechnic en 2006.

À travers « The Power of My Hands », elle présente deux huiles sur toiles : Arise Spirit Within et Kubuda Mudumbu Rinerima (Rebirth From The Dark Womb).

Portia Zvavahera - Arise Spirit Within - The Power Of My Hands - Musée d'Art Moderne de Paris
Portia Zvavahera - Arise Spirit Within - The Power Of My Hands - Musée d'Art Moderne de Paris © ART au féminin
Portia Zvavahera - Kubuda Mudumbu Rinerima (Rebirth From The Dark Womb) - The power Of My Hands - Musée d'Art Moderne de Paris
Portia Zvavahera - Kubuda Mudumbu Rinerima (Rebirth From The Dark Womb) - The power Of My Hands - Musée d'Art Moderne de Paris © ART au féminin

Il est dit que les oeuvres de l’artiste représentent ses rêves. Ces toiles ont été réalisées suite à un cauchemar dans lequel l’artiste avait vu sa fille morte.

Ces représentations , dont la figure centrale est entourée d’une aura de lignes rayonnantes, suggérant la présence d’un voile protecteur, font référence au récit de l’Evangile selon saint Marc dans lequel Jésus ressuscite un enfant d’entre les morts.

Stacey Gillian Abe :

Stacey Gillian Abe est née à Kampala, en Ouganda, en 1990. En 2014, elle est diplômée de l'université de Kyambogo, à Kampala, avec une licence en art et design industriel. Elle a reçu de nombreux prix et, en 2018, l'artiste a été répertoriée parmi « The Forbes Africa 30 under 30 Creatives. ».

La pratique de Stacey Gillian Abe comprend la photographie, la sculpture, l'installation, la performance et la peinture. Ses concepts mettent en lumière les forces et la fragilité de l'esprit féminin, considérés comme autobiographiques et tirés d'expériences passées. Ils tentent de critiquer les représentations stéréotypées de la femme noire qu'elle est. 

Chaque espace sur lequel Gillian travaille a son propre contexte et donne lieu à ses propres interprétations ; il met en évidence la résilience de soi et ce qui peut être surmonté. Les stéréotypes qu'elle aborde se matérialisent dans des espaces imaginaires créés qui donnent à l'œuvre un aspect surréaliste et mystique, fait de deux royaumes qui s'opposent et se complètent.

"Mes concepts naissent plus ou moins d'un contexte personnel et sont ensuite gonflés hors de proportion, rétrécis, déformés ou désintégrés à partir desquels les significations et interprétations possibles sont déplacées... Je crois personnellement que nous sommes des êtres spirituels et qu'il n'existe pas de distinction stricte et rapide entre le monde spirituel et physique (ou matériel) et une vie orientée vers un être intérieur. » -Stacey Gillian Abe.

À travers l’exposition « The Power of My Hands » au Musée d’Art Moderne de Paris, l’artiste expose deux oeuvres : ENYA SA (Impression sur Didon) et How would you like your vaginas ? … (Terre cuite)

Stacey Gillian Abe - ENYA SA (Impression sur Didon) - The Power of My Hands - Musée d'Art moderne de Paris
Stacey Gillian Abe - ENYA SA (Impression sur Didon) - The Power of My Hands - Musée d'Art moderne de Paris © ART au féminin

Il est dit que le travail de Stacey Gillian Abe explore les conditions sociales stéréotypées des femmes noires africaines. Alors qu’il est strictement interdit de représenter des parties intimes dans la culture Lugbara de l’Ouganda occidental, les photographies de la série Enya Sa et l’installation « How would you like your Vaginas ? … » montrent des sexes féminins en argile. 

En proposant ces sculptures au même titre que l’enya sa plat ougandais populaire à base de millet, l’artiste bouscule les traditions établies et interroge la place de la femme et de la sexualité dans la société. 

Keyezua : 

Keyezua, est née en Angola en 1988, est diplômé de l'Académie royale des arts de La Haye. 

L’artiste est au cœur de sa pratique et met l'accent sur les histoires individuelles décrites dans divers médias, allant du film à la peinture, en passant par la sculpture, l'accent étant mis sur la photographie. Keyezua croit au rôle de l'art dans l'autonomisation des créatifs africains pour lutter contre les images stigmatisantes du continent. 

Elle explore la renaissance africaine en tant que conteuse contemporaine en se concentrant sur des questions liées à la condition féminine telles que les mutilations génitales dans sa série "Stone Orgasms" ou le handicap de la culture visuelle dans "Fortia". 

Au Musée d’Art Moderne de Paris, l’artiste présente une oeuvre composée de tresses de cheveux synthétiques portant le nom : THE POWER OF MY HANDS. Oeuvre qui donne dans titre à l’exposition.

Elle s’intéresse ici à la symbolique des coiffures en tant qu’éléments révélateurs d’identité, d’idéologie et de pouvoir présent au sein des différents statuts socio-économiques.

Keyezua - The Power of My Hands - Musée d'Art Moderne de Paris
Keyezua - The Power of My Hands - Musée d'Art Moderne de Paris © ART au féminin

Des oeuvres que vous pouvez (re)découvrir jusqu’au 22 aout au Musée d’Art moderne de Paris.

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Publié samedi 19 juin 2021

Aldjia Créatrice et animatrice de podcasts

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